Les risques suite à une exposition à l’amiante

Désamiantage - Direction de chantier d'assainissement et de dépollution

4 maladies de l’amiante sont aujourd’hui connues:

  • l’asbestose
  • le cancer du poumon
  • le mésothéliome (cancer de la plèvre)
  • les plaques pleurales

Si ces 4 maladies représentent toutes un dangers critique pour la santé, les risques peuvent varier en fonction de l’exposition.

L’asbestose nécessite l’inhalation de très grandes quantités d’amiante. C’est donc une maladie qui touche principalement les personnes ayant été exposées de manière régulière et répétée. Les premières victimes de l’asbestose sont donc les anciens travailleurs de l’amiante (mineurs, fabrication d’amiante-ciment…).

Pour les trois autres maladies, en théorie, le risque zéro n’existe pas et une seule fibre d’amiante peut déclencher la maladie. Cependant il y a une correlation entre le nombre de fibres inhalées et le risque de maladie: plus on inhale de fibres, plus le risque de maladie augmente. Le risque est classé comme suffisant lorsque l’on atteint un risque 1:10’000. Autrement dit, quand 1 personne sur 10’000 qui ont respiré le même nombre de fibres va tomber malade de l’amiante. Par conséquent, 9’999 personnes sur 10’000 ne seront pas malades. Ce risque est couru, en Suisse, par une personne qui, durant 10 ans de vie professionnelle, inhale 10’000 fibres d’amiante par m3 d’air en permanence (VME appliquée en Suisse).

Dans le cas d’une exposition unique, le risque est très largement inférieur à 1:10’000. On peut faire une analogie avec la fumée de cigarettes et le risque de cancer du poumon ou encore les risques d’accident de la route:

  • Il est connu qu’une personne qui fume 4 paquets par jour pendant 40 ans présente un risque beaucoup plus important de cancer du poumon qu’une personne qui n’a fumé qu’1 paquet par jour pendant 1 an et n’a plus fumé par la suite. Pour autant, il n’est pas impossible que le premier ne tombe jamais malade et que le second succombe d’un cancer du poumon lié à sa consommation bien qu’elle soit faible.
  • De la même manière, une personne qui parcourt 80’000 km/an en voiture durant 40 ans présente un risque d’accident de la route nettement plus important qu’une personne qui ne roule que 100 km/an. Pour autant il est possible que la seconde décède malgré tout d’un accident de la route.

Référence: www.universamiante.com